FICHE TECHNIQUE DE RECONNAISSANCE
 

 

Phialophora cinerescens - Maladie bleue

 

Phialophora cinerescens

Fig. 1
A gauche œillet infecté par Phialophora cinerescens (coloration brune du système vasculaire). A droite œillet infecté par Fusarium oxysporum (coloration blanchâtre du tissu vasculaire).

Phialophora cinerescens

Fig. 2
Décoloration du tissu vasculaire sur œillet : en haut une tige saine, en bas une tige infectée par Phialophora cinerescens (SRPV, Nice).

Source photo :

Fig. 1 : http://www.istflori.it/portal/alias__istflori/lang__it/tabID__4716/DesktopDefault.aspx
Fig. 2 :
http://www.eppo.org/QUARANTINE/fungi/Phialophora_cinerescens/PHIACI _images.htm

 

Identification

  • Champignon responsable de la maladie bleue ou verticilliose. Présent en France, il a pour hôte principal l’œillet.
  • Cette maladie présente de nombreux points communs (biologie, symptômes) avec la fusariose vasculaire de l’œillet (Fusarium oxysporum).
  • Il se conserve dans le sol jusqu’à des profondeurs importantes et sur de longues durées, bien qu’il ne produise pas de spores tuniquées (chlamydospores) mais seulement des conidies.
  • La pénétration du mycélium semble pouvoir se faire au travers de blessures racinaires à l’extrémité des radicelles. Les filaments gagnent rapidement le système vasculaire où ils se développent jusque dans la partie aérienne. Les vaisseaux ainsi obstrués entraînent le dépérissement de la plante.
  • Sa dissémination se fait par l’utilisation de boutures contaminées, le transport de sol infesté, le recyclage des eaux d’irrigation. En revanche, il n’existe aucune production de spores aériennes contrairement à ce qui se passe chez Fusarium oxysporum.
  • Les conidies ont un optimum de germination autour de 21°C, la production de spores est optimale à 10°C. La croissance maximale du mycélium est obtenue vers 10-15°C. Ces caractéristiques font de la verticilliose une maladie de saison fraîche à froide (de l’automne au début du printemps).
  • Comme pour la fusariose, les œillets multiflores sont généralement plus résistants à la verticilliose que les uniflores. Cependant il existe peu de variétés tolérantes à la fois aux deux maladies.

 

Dégâts observés

  • Chancres brun clair sur rameaux et écoulement gommeux fréquent (Fig. 3).
  • Moniliose sur fruits. Les fruits se décomposent, forment une momie accrochée à l’arbre.
  • Les fleurs infestées fanent et meurent.

 

Stratégie de lutte

  • Appliquer quelques mesures prophylactiques :
    • Vérifier l’état sanitaire des plantes achetées. Refuser tout lot suspect.
    • Enlever et brûler les momies.
    • Désinfecter le matériel de taille, de multiplication et de récolte.
    • Une protection chimique contre les monilioses, raisonnée en fonction des risques, doit être appliquée durant les périodes de forte sensibilité : floraison, prérécolte.

 

Réglementation

  • Pépiniéristes, revendeurs : pour savoir si vos productions ou les produits que vous revendez sont concernés en fonction de leur destination (zone protégée, production destinée aux amateurs ou aux professionnels,etc.), consultez le résumé de la réglementation.
  • En pépinière et chez les revendeurs, les plants présentant des symptômes doivent être signalés (contacter la DRAF-SRPV de votre région).
  • Pour connaître les produits homologués sur cet organisme, consulter e-phy.