FICHE TECHNIQUE DE RECONNAISSANCE
 

 

Phytophthora infestans - Mildiou de la pomme de terre

 

Phytophthora infestans

Fig 1
Symptômes sur la partie aérienne d'un pied de pomme de terre.

Phytophthora infestans

Fig. 2
Symptômes sur tubercules de pommes de terre.

Source photo : http://www.plantdepommedeterre.org/pages/maladies/mildiou.htm

 

Identification

  • Ce champignon n’a pas de spécificité d'hôte et sa pathogénie varie d'un hôte à l'autre. Il se développe à des températures de 17 à 20 °C avec une forte humidité et une végétation dense.
  • Son milieu de vie est aquatique et terrestre. Les oospores germent au champ après une période de dormance. On le trouve dans les régions tempérées.
  • Il provoque des pourritures racinaires ou du colet sur tomates et agrumes. Il est la cause de flétrissements et de mildious sur les feuilles surtout sur la pomme de terre (pourrissement du pied et parfois même du plant).
  • La maladie apparaît dans la parcelle en foyers isolés, elle peut se généraliser en quelques jours et aboutir à une destruction totale de la végétation.
  • Il se conserve sous forme d'oospores dans le sol à partir de tubercules de pomme de terre malades. Les sporanges (conidies), qui se forment alors sous les feuilles, sont disséminés par le vent contaminant les cultures de Solanacées.
  • Une succession de périodes humides et assez chaudes, à caractère orageux, favorise le développement et la propagation de la maladie.
  • Il est détruit par une sécheresse persistante et des températures avoisinant 30°C.

 

 

Dégâts observés

  • Sur feuilles de pomme de terre : larges plages brunes auréolées à marges vert pâle à la face supérieure (Fig. 1), correspondant à un duvet blanc face inférieure. Leur extension peut conduire à la mort du feuillage.
  • Sur pétiole et tige de pomme de terre : taches brunes à différents niveaux évoluant vers la destruction des jeunes plants ou la cassure des tiges adultes.
  • Sur tubercule de pomme de terre : taches brunes au niveau de l'épiderme tandis que la chair est infiltrée de zones marbrées de couleur rouille à texture fibreuse ou granuleuse qui donne un aspect de pourriture sèche (Fig. 2). Des contaminations secondaires par des champignons ou des bactéries peuvent entraîner, en conditions de stockage, des pourritures.

 

 

Stratégie de lutte

  • Détruire les débris végétaux et les repousses, sources de foyers primaires.
  • Défaner en fin de végétation en maintenant la protection fongicide jusqu'à la destruction complète des fanes.
  • Lutte biologique par Enterobacter aerogenes, inoculation des trous de plantation par Trichoderma, couverture des zones de production par de l'herbe (favorise le draînage du champ).
  • Rotation des cultures (rémanence des chlamydospores dans le sol).
  • Utilisation de plants sains.

 

 

Réglementation

  • Pépiniéristes, revendeurs : pour savoir si vos productions ou les produits que vous revendez sont concernés en fonction de leur destination (zone protégée, production destinée aux amateurs ou aux professionnels,etc.), consultez le résumé de la réglementation.
  • En pépinière et chez les revendeurs, les plants présentant des symptômes doivent être signalés (contacter la DRAF-SRPV de votre région).
  • Pour connaître les produits homologués sur cet organisme, consulter e-phy.